Simulateur fiscalité rachat assurance vie
Plus-value contenue dans un rachat, prélèvement de 12,8 % ou 7,5 %, abattement de 4 600 € et prélèvements sociaux : l'impôt d'un retrait d'assurance vie.
Seuls les produits contenus dans un rachat sont imposés, pas les primes qu'il rembourse. Avant 8 ans, ils supportent 12,8 % d'impôt. Ensuite, le taux tombe à 7,5 % jusqu'à 150 000 € de primes, après un abattement annuel de 4 600 €, ou 9 200 € pour un couple. Les prélèvements sociaux de 17,2 % s'ajoutent toujours.
La valeur de rachat indiquée par l'assureur au jour du retrait.
Les versements, moins la part de capital déjà remboursée par des rachats précédents.
Primes versées depuis le 27 septembre 2017 et non remboursées, tous contrats confondus, pour le seuil de 150 000 €.
Impôt et prélèvements sur le rachat
688,00 €
- Plus-value après impôt83 %
- Impôt et prélèvements sur le rachat17 %
- Produits compris dans le rachat
- 4 000,00 €
- Part de capital (primes)
- 16 000,00 €
- Retenue à la source
- 300,00 €
- Abattement utilisé
- 4 000,00 €
- Impôt sur le revenu définitif
- 0,00 €
- Solde d'impôt (négatif : remboursé)
- -300,00 €
- Prélèvements sociaux (17,2 %)
- 688,00 €
- Rachat net d'impôt et de prélèvements
- 19 312,00 €
- Rédigé et vérifié par Muhammad Abdullah Awais
- Chiffres vérifiés le
- 5 sources
- Méthodologie
Indiquez le montant retiré, la valeur du contrat, les primes et son ancienneté. La page isole la plus-value du retrait, puis chiffre la retenue, l'impôt définitif et les prélèvements sociaux. Elle suit les règles françaises de 2026, pour des primes versées depuis le 27 septembre 2017.
Comment calculer la plus-value d'un rachat partiel ?
Un rachat partiel ne rend imposable qu'une fraction de la somme retirée : les produits, c'est-à-dire la plus-value acquise par le contrat. Le reste rembourse les primes versées, sans impôt. La part de produits se calcule en deux temps (BOFiP, BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50). On prend le montant du rachat. On en retire les primes restantes, multipliées par le rapport entre ce rachat et la valeur de rachat du jour. La valeur de rachat désigne l'épargne disponible sur le contrat, frais déduits. Retirer 20 000 € d'un contrat qui vaut 100 000 € pour 80 000 € de primes donne 4 000,00 € de produits et 16 000,00 € de capital. Seuls ces produits supportent l'impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux. Pour un rachat total, les produits égalent la valeur du contrat moins les primes restantes.
Le BOFiP donne un cas chiffré. Pour une prime unique de 15 245 €, un premier retrait de 6 098 € sur une valeur de 18 294 € contient 1 016,33 € de produits. Les primes restantes tombent alors à 10 163,33 €. Un second retrait de 4 573 € sur 16 769 € en contient 1 801,40 €. Le calcul retrouve ces deux montants, comme le montrent les cas vérifiés.
Avant 8 ans : 12,8 % retenus à la source
Les 8 ans courent depuis le premier versement, et non depuis chaque prime. Avant le huitième anniversaire, l'assureur prélève 12,8 % des produits : c'est le prélèvement forfaitaire non libératoire (art. 125-0 A du CGI). Cet acompte est régularisé l'année suivante, avec la déclaration de revenus.
Par défaut, l'impôt définitif est le prélèvement forfaitaire unique, ou flat tax, au même taux. L'acompte le couvre donc exactement. Sur 4 000,00 € de produits, 512,00 € sont retenus et rien ne reste dû. La charge totale atteint 1 200,00 € avec la part sociale. Au barème, une tranche à 11 % ramène l'impôt à 440,00 €, et 72,00 € sont remboursés.
Rachat d'assurance vie après 8 ans
Dès le huitième anniversaire, l'acompte tombe à 7,5 %. L'impôt définitif profite d'un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule (Service-Public.fr), ou de 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune. Il couvre tous les retraits de l'année, tous contrats confondus, au taux forfaitaire comme au barème.
Dans l'exemple de départ, les 4 000,00 € de produits restent sous l'abattement. Aucun impôt n'est dû et les 300,00 € retenus sont restitués. Reste la part sociale : 688,00 €. Sur un retrait de 50 000 €, 5 400,00 € dépassent l'abattement et sont taxés à 7,5 %, soit 405,00 €. Un couple ne doit que 60,00 €.
| Situation | Produits | Impôt sur le revenu | Prélèvements sociaux | Total |
|---|---|---|---|---|
| 20 000 €, moins de 8 ans | 4 000,00 € | 512,00 € | 688,00 € | 1 200,00 € |
| 20 000 €, 8 ans ou plus | 4 000,00 € | 0,00 € | 688,00 € | 688,00 € |
| 50 000 €, personne seule | 10 000,00 € | 405,00 € | 1 720,00 € | 2 125,00 € |
| 50 000 €, couple | 10 000,00 € | 60,00 € | 1 720,00 € | 1 780,00 € |
Le seuil de 150 000 € de primes
Le taux réduit ne vaut que pour les produits liés à 150 000 € de primes au plus (BOFiP, BOI-RPPM-RCM-20-15). Ce seuil s'apprécie par personne, tous contrats confondus. Il compte les primes versées depuis le 27 septembre 2017 et non remboursées au 31 décembre précédent. Au-delà, une fraction des produits, proportionnelle au dépassement, est taxée à 12,8 %. La franchise annuelle s'impute d'abord sur la part à 7,5 %.
Avec 300 000 € de primes au total, seuls 5 000,00 € des 10 000,00 € de produits relèvent du taux réduit. La franchise en absorbe l'essentiel : 400,00 € restent à 7,5 % et 5 000,00 € passent à 12,8 %. L'impôt atteint 670,00 €.
Les primes antérieures au 27 septembre 2017 relèvent, après 8 ans, d'un prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5 % ou du barème. Le calcul suppose des primes toutes postérieures.
Prélèvement forfaitaire ou barème progressif
L'option pour le barème progressif se coche sur la déclaration. Elle est globale et vise tous les placements du foyer pour l'année, pas le seul retrait. Les produits sont alors taxés à la tranche marginale d'imposition, après l'abattement s'il existe.
Pour 50 000 € retirés après 8 ans, une tranche à 11 % donne 594,00 €, contre 405,00 € au taux forfaitaire. À 0 %, l'impôt tombe à 0,00 €. La tranche choisie s'applique à tout le montant imposable, ce qui reste approché. Une partie de la CSG, déductible l'année suivante au barème, n'est pas reprise. Le calcul du salaire brut en net donne le net imposable des revenus d'activité, base de cette tranche.
CSG, CRDS et prélèvement de solidarité
Les prélèvements sociaux s'ajoutent à l'impôt, sans abattement. Ils regroupent la CSG, la CRDS et le prélèvement de solidarité, soit 17,2 % des produits. La LFSS 2026 a relevé à 18,6 % le taux général des revenus de placement, mais l'assurance vie garde 17,2 % (Service-Public.fr). Les intérêts d'un livret fiscalisé subissent, eux, le taux général, que reprend le calcul des intérêts d'un livret.
Sur le fonds en euros, l'assureur les retient chaque année, quand il inscrit les intérêts. Sur les unités de compte, il les retient au retrait. L'option « Déjà prélevés chaque année » vise donc un fonds en euros ; pour un contrat mixte, le résultat reste approché.
Dans quels cas un rachat est-il exonéré d'impôt ?
Certains événements exonèrent les produits d'impôt sur le revenu, quelle que soit la durée écoulée (art. 125-0 A du CGI). La part sociale reste due. Le retrait doit intervenir avant la fin de l'année qui suit l'événement. Les cas prévus :
- le licenciement ;
- la mise à la retraite anticipée ;
- une invalidité de 2e ou 3e catégorie ;
- la liquidation judiciaire.
Il en va de même quand le contrat se dénoue par une rente viagère. Le calcul n'applique aucune de ces exonérations : seule la ligne sociale garde alors son sens.
Ce que le calcul laisse de côté
Un foyer dont le revenu fiscal de référence reste sous un plafond peut demander une dispense de prélèvement à l'assureur. L'acompte disparaît, mais l'impôt reste dû à la déclaration. Le calcul affiche toujours l'acompte et ignore aussi :
- les primes versées avant le 27 septembre 2017 et les contrats souscrits avant 1997 ;
- une moins-value : quand la valeur passe sous les primes, les produits sont nuls et rien n'est calculé ;
- l'avance sur contrat, qui est un prêt de l'assureur et non un retrait ;
- la transmission au décès (articles 990 I et 757 B du CGI) et les non-résidents ;
- plusieurs retraits dans l'année, qui se partagent un seul abattement.
Les chiffres ont été vérifiés le 26 septembre 2026. Le souscripteur, titulaire du contrat, retrouve les montants exacts sur le relevé de l'assureur.
Questions fréquentes
Rachat d'assurance vie : PFL ou IR, à quel moment se fait le choix ?
Pas au moment du retrait. L'assureur retient toujours l'acompte, à 12,8 % ou 7,5 % selon l'ancienneté du contrat. Le choix entre taux forfaitaire et barème se fait l'année suivante, sur la déclaration, pour tous les revenus du capital du foyer.
Un rachat augmente-t-il le revenu fiscal de référence ?
Les produits d'un rachat sont déclarés avec les autres revenus de l'année. Ce calcul ne chiffre pas leur effet sur ce revenu : l'avis d'impôt suivant en donne le montant. La part de capital, elle, n'est pas un revenu.
Le montant d'un rachat partiel est-il brut ou net ?
Le montant demandé est brut. L'assureur en déduit l'acompte et, sur les unités de compte, les prélèvements sociaux, puis verse le solde. Le calcul part de ce montant brut.
Que faut-il déclarer aux impôts après un rachat ?
Les produits du retrait et la retenue déjà subie. L'assureur transmet ces montants à l'administration, qui les reporte en principe sur la déclaration préremplie. La retenue s'impute sur l'impôt dû ; l'excédent est remboursé.
Quel montant de retrait reste non imposable ?
Après 8 ans, tout retrait dont les produits restent sous l'abattement. Sur le contrat de l'exemple, où la plus-value pèse 20 % de la valeur, 23 000 € contiennent 4 600,00 € de produits, soit l'abattement d'une personne seule. Les prélèvements sociaux restent dus.
Y a-t-il un montant maximum pour un rachat partiel ?
L'épargne disponible fixe la limite, et le calcul refuse un retrait plus élevé. Le contrat peut prévoir un minimum ou un solde à conserver. La fiscalité, elle, ne plafonne pas les retraits.
Versements avant ou après 70 ans : quelle différence pour un rachat ?
Aucune pour l'impôt sur le retrait, qui dépend de la durée du contrat et non de l'âge au versement. La limite de 70 ans concerne la transmission au décès, hors du champ de ce calcul.
Avance ou rachat : quelle différence fiscale ?
Une avance est un prêt de l'assureur, garanti par l'épargne du contrat et remboursable avec intérêts. Ce n'est pas un retrait, donc elle ne rend pas les produits imposables à son versement. Un rachat retire définitivement une partie de l'épargne.
Vérifié sur des résultats connus
Chaque cas ci-dessous a un résultat fixé par sa source. Le calculateur le recalcule à chaque publication, et une page qui ne correspond plus n'est pas publiée.
BOFiP : prime de 15 245 €, rachat de 6 098 € sur une valeur de 18 294 € : 1 016,33 € de produits
- Attendu
- 1 016,33 €
- Ce calculateur
- 1 016,33 €
Chiffre officiel BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50 : base d'imposition, rachats partiels, abattement(s'ouvre dans un nouvel onglet)Ouvrir ce cas
BOFiP : second rachat de 4 573 € sur 16 769 €, primes restantes 10 163,33 € : 1 801,40 € de produits
- Attendu
- 1 801,40 €
- Ce calculateur
- 1 801,40 €
Chiffre officiel BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50 : base d'imposition, rachats partiels, abattement(s'ouvre dans un nouvel onglet)Ouvrir ce cas
Rachat de 20 000 € après 8 ans, 4 000 € de gains, personne seule : abattement total, 688 € de prélèvements sociaux
- Attendu
- 688,00 €
- Ce calculateur
- 688,00 €
Calculé d'après Fiscalité de l'assurance vie(s'ouvre dans un nouvel onglet)Ouvrir ce cas
Sources
Les chiffres et les règles de cette page ont été vérifiés le à partir de ces publications.
- Fiscalité de l'assurance vie(s'ouvre dans un nouvel onglet)
Service-Public.fr
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