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Calcul chômage : montant de l'ARE et durée des droits

ARE de France Travail : SJR, allocation journalière, durée après rupture conventionnelle, dégressivité, différés, premier versement et net.

L'ARE vaut 57 % du salaire journalier de référence, ou 40,4 % plus 13,18 € si c'est plus favorable, sans dépasser 75 %. Après 24 mois à 2 500 € brut, elle atteint 46,85 € par jour, soit 1 405,50 € pour 30 jours. Elle dure 548 jours avant 55 ans.

Date de fin du contrat de travail

Le dernier jour du contrat, entre le 1er avril 2025 et le 31 décembre 2027. Pour une rupture conventionnelle, la date de fin inscrite dans la convention.

Une démission ordinaire n'ouvre pas de droit, contrairement à une démission légitime.

De 16 à 70 ans. À 55 ans, la période de référence et la durée maximale s'allongent.

Primes et 13e mois compris, sans les indemnités de rupture. Compté au plus 16 020 € par mois.

Jusqu'à la fin du contrat, de 0 à 36. Il en faut 6 au moins ; 24 sont retenus au plus avant 55 ans, 36 ensuite.

De 1 à 48 heures. Sous 35 heures, la partie fixe et l'allocation minimale baissent en proportion.

La part des indemnités de départ au-delà de l'indemnité légale de licenciement. Elle retarde le premier versement.

Les congés non pris réglés avec le solde de tout compte. Ils décalent le début de 30 jours au plus.

Taux de CSG

Il dépend du revenu fiscal de référence du foyer. L'outil ne vérifie pas les seuils de revenu.

Régime local d'Alsace-Moselle

Une cotisation maladie de 1,5 %, due seulement avec la CSG.

Le taux transmis par l'administration fiscale, de 0 % à 60 %. Appliqué au net après CSG et CRDS.

Allocation brute pour 30 jours

1 405,50 €

  • Net versé95 %
  • Retenues5 %
Droit à l'ARE
Droit ouvert
Allocation journalière brute
46,85 €
Retraite complémentaire (3 % du SJR)
74,10 €
CSG
0,00 €
CRDS
0,00 €
Net versé pour 30 jours
1 331,40 €
Durée d'indemnisation
548 jours
Premier jour indemnisé
7 novembre 2026
Dernier jour indemnisé
14 mai 2028
Total brut sur toute la durée
25 673,80 €
Total net sur toute la durée
24 320,24 €
Salaire journalier de référence (SJR)
82,19 €
Salaire de référence
60 000,00 €
Jours calendaires retenus
730 jours
Formule appliquée
57 % du SJR
Allocation journalière après retraite complémentaire
44,38 €
Plancher de la CSG et de la CRDS, par jour
61,00 €
Délai d'attente
7 jours

Une estimation à titre informatif, pas un conseil financier ou juridique. Avertissement

Indiquez la date de fin du contrat, son motif, votre âge et votre salaire brut mensuel. Ce calcul chômage suit les règles de France Travail pour les contrats terminés depuis le 1er avril 2025. Il donne l'allocation par jour et pour 30 jours, la durée, les dates de versement et le net.

Montant de l'ARE : deux formules, un minimum, un plafond

L'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) se calcule par jour, à partir du salaire journalier de référence (SJR). France Travail retient le plus élevé de deux montants : 40,4 % du SJR plus une partie fixe de 13,18 €, ou 57 % du SJR. Ce montant est porté au moins à l'allocation minimale de 32,13 €, mais ne dépasse jamais 75 % du SJR. Avec 2 500 € brut par mois pendant 24 mois, le SJR atteint 82,19 €. L'allocation journalière vaut alors 46,85 €, soit 1 405,50 € pour un mois payé de 30 jours. Après la retenue de 3 % pour la retraite complémentaire, il reste 1 331,40 € net, sans CSG à ce niveau. Ce droit dure 548 jours après un licenciement à 40 ans. Une rupture conventionnelle récente le limite à 456 jours.

Selon le niveau du SJR, une seule règle joue. Sous 42,84 €, le plafond de 75 % passe sous le minimum et l'emporte. Jusqu'à 46,91 €, l'allocation minimale s'applique. Jusqu'à 79,40 €, c'est la formule avec partie fixe, puis les 57 % au-delà (Unédic).

France Travail prend l'exemple d'un SJR de 80 € : les 57 % donnent 45,60 €, contre 45,50 € avec la partie fixe. L'allocation retenue est donc de 45,60 € par jour.

Chaque salaire mensuel compte au plus 4 fois le plafond mensuel de la sécurité sociale, soit 16 020 €. L'allocation la plus haute atteint ainsi 300,21 € par jour (Unédic, paramètres de juillet 2026).

Les montants fixes du barème, minimum et plancher de dégressivité compris, n'ont pas été revalorisés au 1er juillet 2026 (Unédic). Des simulateurs retiennent encore une partie fixe de 13,11 € ou moins, un montant dépassé qui sous-estime un peu les petites allocations.

Salaire journalier de référence : salaires et jours retenus

Le SJR divise le salaire de référence par un nombre de jours calendaires. Ce salaire additionne les rémunérations brutes de la période de référence : les 24 mois qui précèdent le dernier jour du contrat, ou 36 mois dès 55 ans.

Il comprend le salaire de base, les primes et le 13e mois. Les indemnités de rupture, les congés payés réglés au départ, le préavis non effectué et les sommes fixées par un juge en sont exclus (circulaire Unédic n° 2025-03).

Le diviseur compte les jours du début du premier contrat de la période au terme du dernier, au plus 730 jours avant 55 ans et 1 095 jours ensuite. Les jours sans contrat y entrent aussi, dans une limite fixée selon les jours travaillés.

Pour un emploi continu, le SJR revient au salaire mensuel multiplié par 12 et divisé par 365, arrondi au centime inférieur. La circulaire cite ainsi 34 435 € sur 730 jours, soit un SJR de 47,17 €.

Combien de temps dure le chômage ?

Autant de jours que la période retenue, multipliés par 0,75 et arrondis au jour supérieur, entre 182 jours et 548 jours avant 55 ans (Unédic). Cette durée d'indemnisation dépend de la période travaillée, pas du motif de départ, sauf exception.

L'ouverture des droits suppose une durée d'affiliation de 130 jours travaillés ou 910 heures sur cette période, soit environ 6 mois.

Après 24 mois sans interruption, 730 jours donnent 548 jours d'indemnisation. Avec 6 mois, le coefficient laisse 138 jours : la durée minimale de 182 jours prend le relais.

L'âge atteint le dernier jour du contrat fixe le plafond : 685 jours à 55 et 56 ans, 822 jours dès 57 ans. À partir de 55 ans, les 36 mois retenus permettent d'atteindre ces durées.

Rupture conventionnelle : une durée plafonnée depuis le 1er septembre 2026

Pour une convention de rupture individuelle dont le contrat prend fin le 1er septembre 2026 ou après, l'indemnisation dure au plus 456 jours avant 55 ans. Le plafond passe à 624 jours à partir de 55 ans (Unédic).

La règle vient de l'avenant n° 2 du 10 avril 2026 à la convention d'assurance chômage du 15 novembre 2024. Un arrêté du 19 juin 2026 l'a agréé (Code du travail numérique). Seule compte la date de fin inscrite dans la convention de rupture.

Le plafond réduit la durée, jamais le montant : le SJR et l'allocation journalière se calculent comme après un licenciement. La rupture conventionnelle collective n'est pas concernée.

Durée maximale d'indemnisation pour une fin de contrat à partir du 1er septembre 2026
Âge en fin de contratLicenciement ou fin de CDDRupture conventionnelle individuelle
Moins de 55 ans548 jours (environ 18 mois)456 jours (environ 15 mois)
55 et 56 ans685 jours (environ 22,5 mois)624 jours (environ 20,5 mois)
57 ans et plus822 jours (environ 27 mois)624 jours (environ 20,5 mois)

Pour 24 mois à 2 500 € brut et un contrat clos le 30 octobre 2026, un licenciement ouvre 548 jours, soit 25 673,80 € brut au total. Le départ négocié s'arrête à 456 jours et 21 363,60 €, le 12 février 2028.

Beaucoup de pages appliquent encore 548, 685 ou 822 jours à tous les départs. Pour un départ négocié récent, ces chiffres surestiment la durée.

Dégressivité : 30 % de moins à partir du 183e jour

La dégressivité réduit de 30 % l'allocation des hauts salaires à partir du 183e jour indemnisé. Elle vise les allocataires de moins de 55 ans au terme du contrat dont l'allocation journalière dépasse 92,57 € (France Travail).

Ce seuil se lit avant la retenue de 3 %. Exprimé en salaire, il correspond à un SJR de 162,40 €, soit 4 939,67 € brut par mois. Après la baisse, l'allocation ne descend jamais sous un plancher de 92,57 € par jour, soit 2 777,10 € par mois.

Le compteur ne retient que les jours payés : différés et délai d'attente repoussent d'autant la baisse.

À 8 000 € brut par mois, l'allocation journalière atteint 149,92 €, puis 104,94 € à partir du 9 mai 2027.

Allocation pour 30 jours avec un salaire de 8 000 € brut, CSG au taux normal
DuAuBrut pour 30 joursNet pour 30 jours
7 novembre 20268 mai 20274 497,60 €3 980,40 €
9 mai 202714 mai 20283 148,20 €2 719,80 €

Quand le chômage commence-t-il à être versé ?

Au plus tôt le 8e jour après la fin de contrat, une fois écoulé un délai d'attente de 7 jours. Pour un contrat clos le 30 octobre 2026, le premier jour indemnisé est le 7 novembre 2026.

Deux différés d'indemnisation peuvent s'intercaler avant ce délai, dès le lendemain du dernier jour de contrat (circulaire Unédic n° 2025-03). Ils retardent le premier versement sans réduire la durée des droits.

  1. Le différé spécifique : les indemnités supra-légales divisées par 111,8, partie entière gardée, 150 jours au plus, 75 jours après un licenciement économique.
  2. Le différé congés payés : l'indemnité versée pour les congés non pris divisée par le SJR, arrondie à l'unité inférieure, 30 jours au plus.
  3. Le délai d'attente de 7 jours, appliqué une seule fois par période de douze mois.

Les indemnités supra-légales sont la part d'une indemnité de départ qui dépasse l'indemnité légale de licenciement. Elles peuvent venir d'une indemnité spécifique de rupture conventionnelle, ou d'une indemnité conventionnelle ou transactionnelle. L'indemnité de fin de contrat d'un CDD et les sommes fixées par un juge restent hors calcul.

Le diviseur suit le plafond de la sécurité sociale : 111,8 au 1er janvier 2026, contre 109,6 un an plus tôt. Ainsi, 12 000 € de supra-légal donnent 107 jours de différé.

Le solde des congés non pris, ou indemnité compensatrice de congés payés, décale lui aussi le début. Avec 1 500 € et un SJR de 82,19 €, le différé atteint 18 jours.

De l'allocation brute au net versé

Trois retenues séparent l'allocation brute du montant versé : 3 % du SJR au titre de la retraite complémentaire, la CSG et la CRDS, puis l'impôt sur le revenu.

Cette participation au financement des retraites complémentaires ne peut pas faire passer l'allocation sous 32,13 € par jour. Elle disparaît quand l'allocation est déjà à ce niveau (Unédic).

La CSG au taux normal de 6,2 %, ou réduit de 3,8 %, et la CRDS de 0,5 % portent sur 98,25 % de l'allocation restante. Le taux dépend du revenu fiscal de référence du foyer, qui peut aussi en exonérer (France Travail).

Ces contributions ne peuvent pas ramener l'allocation sous 61 € par jour (Unédic). Une allocation modeste n'en paie donc aucune, comme à 2 500 € brut, où il reste 44,38 € par jour après la retraite complémentaire. En Alsace-Moselle s'ajoute une cotisation de 1,5 %, sur la même base et sous le même plancher.

À 8 000 € brut par mois, la CSG prélève 259,50 € et la CRDS 21,00 € sur 30 jours. Il reste 3 980,40 € avant impôt.

L'ARE est imposable : l'organisme payeur retient le prélèvement à la source au taux transmis par l'administration fiscale. Pour un calcul chômage net d'impôt, l'outil applique ce taux au montant après CSG et CRDS, à titre d'estimation. À 5 %, les 1 331,40 € de l'exemple deviennent 1 264,83 €.

Ces retenues restent plus légères que celles d'un bulletin de paie, où le passage du salaire brut en net fait intervenir d'autres cotisations.

Licenciement, fin de CDD, démission : les départs qui ouvrent des droits

Une fin de contrat ouvre des droits quand elle est involontaire, ou assimilée à une perte d'emploi subie. C'est le cas d'un licenciement, même pour faute grave, d'une fin de CDD ou de mission, d'une rupture conventionnelle, ou d'une période d'essai rompue par l'employeur.

Le licenciement économique suit les règles communes, avec un différé spécifique limité à 75 jours. Même avec 20 000 € de supra-légal, il s'arrête donc à 75 jours. Un contrat de sécurisation professionnelle (CSP) peut aussi être proposé, avec sa propre allocation, que l'outil ne simule pas.

Une démission n'ouvre pas de droit, sauf démission légitime, dans les cas listés par le règlement d'assurance chômage, ou démission pour un projet de reconversion professionnelle, sous conditions. Rompre soi-même sa période d'essai compte comme une démission. Après 121 jours sans allocation, l'instance paritaire régionale (IPR) peut réexaminer le dossier.

Une reprise d'activité n'éteint pas le droit : une partie de l'allocation peut se cumuler avec le nouveau salaire, selon un calcul mensuel que l'outil ne reprend pas.

Exemple complet : départ négocié avec indemnités

Prenons un départ négocié, avec un contrat qui s'achève le 30 octobre 2026, à 40 ans, après 24 mois à 2 500 € brut. L'indemnité dépasse de 12 000 € le minimum légal, et 1 500 € de congés non pris sont réglés au solde de tout compte.

  1. SJR : 60 000 € sur 730 jours, soit 82,19 €.
  2. Allocation : 46,85 € par jour, 1 405,50 € brut et 1 331,40 € net pour 30 jours.
  3. Différé spécifique : 12 000 € divisés par 111,8, soit 107 jours, jusqu'au 14 février 2027.
  4. Différé congés payés : 1 500 € divisés par le SJR, soit 18 jours, jusqu'au 4 mars 2027.
  5. Délai d'attente jusqu'au 11 mars 2027, puis premier jour indemnisé le 12 mars 2027.
  6. Durée : 456 jours au lieu de 548 jours, jusqu'au 17 juin 2028, pour 21 363,60 € brut au total.

Le plafond de durée et le différé de cet exemple figurent parmi les cas vérifiés de l'outil, avec l'exemple officiel cité plus haut.

Ce que l'estimation ne couvre pas

  • Plusieurs contrats ou des périodes sans emploi : l'outil suppose des mois travaillés sans interruption jusqu'au départ.
  • Les périodes déduites, comme un congé maternité ou un arrêt maladie de plus de quinze jours, et l'affiliation comptée en heures.
  • Les saisonniers et les primo-entrants, qui ouvrent un droit après environ 5 mois.
  • Le CSP, les intermittents du spectacle, ainsi que l'outre-mer, où le coefficient et les durées diffèrent.
  • Le complément de fin de droits, le rechargement des droits et le cumul avec un salaire.
  • L'arrêt du versement à l'âge de la retraite à taux plein et la revalorisation d'un SJR ancien.

Questions fréquentes

Combien touche-t-on au chômage avec un SMIC ?

Le SMIC mensuel vaut 1 867,02 € brut depuis le 1er juin 2026. Supposé constant sur 24 mois, il donne un SJR de 61,38 €. La formule avec partie fixe mène à 37,98 € par jour, soit 1 139,40 € pour 30 jours. Il reste 1 084,20 € après la retraite complémentaire, sans CSG ni CRDS.

Combien de chômage pour 6 mois de travail ?

6 mois, soit 130 jours travaillés, ouvrent un droit de 182 jours, la durée minimale. Le montant suit le salaire : à 2 500 € brut, le SJR vaut 81,96 € et l'allocation 46,72 € par jour, soit 1 401,60 € pour 30 jours.

Le SJR est-il calculé sur le brut ou le net ?

Sur le brut. Le salaire de référence additionne les rémunérations brutes, primes et 13e mois compris, telles que l'employeur les déclare sur l'attestation employeur. Le net du bulletin de paie n'intervient pas.

Pourquoi mon chômage est-il si bas ?

Trois causes reviennent souvent. Des jours sans contrat dans les mois retenus grossissent le diviseur et baissent le SJR. Un temps partiel réduit la partie fixe et le minimum : 24 heures par semaine pour 1 300 € brut donnent 26,36 € par jour. Enfin, sous un SJR de 42,84 €, le plafond de 75 % passe sous l'allocation minimale.

A-t-on droit au chômage après une démission ?

En règle générale, non. La démission légitime et la démission pour projet de reconversion professionnelle font exception. Sinon, après 121 jours sans allocation, l'IPR peut ouvrir un droit à partir du 122e jour. Pour un départ le 30 octobre 2026, ce serait le 1er mars 2027 au plus tôt.

Le chômage est-il versé sur 30 jours chaque mois ?

Oui. France Travail verse 30 allocations journalières par mois, quelle que soit la longueur du mois. Le 31 n'est pas payé mais reporté en fin de droits, et février compte aussi 30 jours. Le total perçu sur la durée ne change donc pas.

L'allocation chômage est-elle imposable ?

Oui. L'ARE entre dans le revenu imposable et supporte le prélèvement à la source, au taux transmis par l'administration fiscale. La CSG et la CRDS sont prélevées selon le revenu fiscal de référence, sauf quand l'allocation reste sous 61 € par jour.

Que change l'âge de 55 ou 57 ans ?

À 55 ans au terme du contrat, la période de référence passe à 36 mois, la durée maximale à 685 jours, et la dégressivité disparaît. À 57 ans, le plafond atteint 822 jours. Après un départ négocié récent, il reste limité à 624 jours dès 55 ans.

Vérifié sur des résultats connus

Chaque cas ci-dessous a un résultat fixé par sa source. Le calculateur le recalcule à chaque publication, et une page qui ne correspond plus n'est pas publiée.

Sources

Les chiffres et les règles de cette page ont été vérifiés le à partir de ces publications.

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