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Masculin ou féminin : le genre d'un nom et son article

Tapez un nom : genre, le, la ou l', un ou une, pluriel et fiabilité de la règle de terminaison. En français et en cinq autres langues, gratuit.

Le genre d'un nom français se vérifie au dictionnaire, car il n'est prévisible qu'en partie. Pour chaque nom cherché, l'outil donne le, la ou l', un ou une et le pluriel. Il juge aussi la terminaison : -tion donne un nom féminin dans 99,7 % des 2 912 cas de sa liste.

Un nom, ou jusqu'à 30 séparés par des virgules. Les pluriels marchent aussi.

Essayez :

Tapez un nom pour voir son genre, ses articles et la règle qui les explique.

Un nom français tapé dans la case renvoie son genre, ses articles, son pluriel et la règle de terminaison qui s'y applique. La même recherche existe pour l'allemand, l'espagnol, l'italien, le néerlandais et le polonais, chacun avec ses propres articles.

Ce que renvoie la recherche d'un nom

Le genre grammatical est la classe, masculine ou féminine en français, à laquelle appartient chaque nom. Il choisit l'article et commande l'accord de l'adjectif. Pour un nom de sa liste, l'outil affiche l'article défini (le, la ou l'), l'article indéfini (un ou une) et le pluriel avec les. Le genre est écrit en toutes lettres sous le nom. Suit la règle de terminaison : la part des noms de même fin qui ont ce genre, puis le verdict pour ce nom-là. Ainsi, la plage fait exception à -age, masculin pour 99,4 % des noms comptés, alors que le fromage suit la règle. Un pluriel tapé renvoie à son singulier, et un mot saisi sans accents retrouve sa graphie accentuée. Un mot absent de la liste reçoit une estimation, présentée comme telle.

Jusqu'à 30 noms séparés par des virgules donnent un tableau : le nom, sa forme avec l'article, son genre, et la mention estimation ou introuvable. Le lien de la page garde la recherche et la langue choisie, si bien qu'un résultat se partage tel quel.

Rien de ce qui est tapé ne quitte le navigateur. Les fichiers du dictionnaire se téléchargent depuis le site lui-même, par petits morceaux, au moment de la recherche.

Le, la ou l' : élision, h muet et h aspiré

L'élision est la chute de la voyelle de le ou la devant un mot qui commence par une voyelle ou un h muet : l'arbre, l'homme, l'heure. Devant un h aspiré, l'article garde sa forme pleine : la hache, le hasard, la honte (Académie française, Dictionnaire, 9e édition).

Ce h ne se prononce pas plus que l'autre : il interdit seulement l'élision. La Banque de dépannage linguistique (BDL) de l'Office québécois de la langue française en donne des exemples voisins : le héros, le hibou, mais l'héroïne (BDL, « Élision interdite »).

Le déterminant contracté suit la même logique. À + le et de + le deviennent au et du devant une consonne ou un h aspiré, comme dans du hasard ou au hibou. Devant une voyelle ou un h muet, on garde à l' et de l' : de l'arbre, à l'heure.

L'article élidé cache le genre : l'arbre et l'eau se ressemblent, mais l'un est masculin, l'autre féminin. Le résultat donne donc toujours l'article indéfini, un arbre et une eau, qui ne s'élide jamais. Le lexique Grammalecte marque le h aspiré mot par mot, et une note le signale dans la réponse.

Ce que la terminaison annonce, et avec quelle fiabilité

La terminaison, c'est-à-dire la fin du mot, souvent un suffixe comme -tion ou -isme, annonce le genre dans la majorité des cas. Dans le corpus de Lyster (2006), fort de 9 961 noms, 81 % des féminins et 80 % des masculins suivent une règle de terminaison. Il y relève -ion féminin à 98 %, et -age ou -ège masculins à 97 %.

Le tableau suivant n'est pas tiré de cette étude : c'est un décompte du site sur les 50 099 noms de sa liste, établi le 30 septembre 2026. Selon la part mesurée, l'outil qualifie chaque règle de fiable, de simple tendance ou de trop faible pour s'y fier.

Part des noms de la liste qui suivent chaque règle de terminaison
TerminaisonGenre annoncéPart qui suit la règleNoms comptés
-tionféminin99,7 %2 912
-téféminin95,4 %1 690
-éeféminin90,8 %522
-ureféminin83,2 %751
-enceféminin99 %299
-etteféminin95,1 %574
-ieféminin97,9 %3 555
-mentmasculin99,9 %1 668
-agemasculin99,4 %2 042
-eaumasculin98,6 %291
-ismemasculin99,9 %1 438
-eurmasculin96,6 %2 642
-eféminin45,1 %14 258

Chaque règle a ses exceptions, rares en nombre mais fréquentes dans l'usage. La plage, une image, la cage et la nage contredisent -age. Le silence contredit -ence, et le musée contredit -ée, masculin comme le lycée. À l'inverse, la liberté et la maison suivent leur règle.

Le -e final seul ne dit presque rien. Parmi les 14 258 noms en -e qu'aucune fin plus longue ne couvre, 45,1 % seulement sont féminins : un arbre est masculin, une espèce féminine. Le suffixe -ment, lui, désigne un masculin dans 99,9 % des cas.

Quels noms prend-on souvent pour des féminins ?

Surtout des noms masculins qui commencent par une voyelle ou un h muet, où l'article élidé ne trahit rien. La Banque de dépannage linguistique en tient la liste (BDL, « Noms masculins employés indûment au féminin »).

  • un astérisque, un haltère, un hémisphère, un en-tête
  • un armistice, un éloge, un incendie, un antidote
  • un pétale, un tentacule, sans voyelle initiale mais tout aussi souvent féminisés

Dans l'autre sens, la liste donne féminins échappatoire, orbite, azalée, apostrophe, acné, anagramme et épithète. Ces noms passent parfois au masculin à l'oral, pour la même raison d'article élidé.

Un adjectif ou un article indéfini lève le doute à coup sûr : on écrit un pétale fané, une épithète juste. C'est aussi ce que la recherche montre en premier, sous la forme avec le ou la.

Noms à double genre, homonymes et genre qui varie

Les noms à double genre sont des homonymes : une même graphie recouvre deux mots, l'un masculin, l'autre féminin, de sens différents. Le livre qu'on lit n'est pas la livre des marchés. Il en va de même du tour et de la tour, du mode et de la mode, du poste et de la poste.

La liste Grammalecte ne sépare pas ces sens. Elle donne le livre et la livre sous une même entrée, avec une note : c'est le sens qui tranche.

Après-midi est un autre cas : un seul sens, deux genres admis. Le Dictionnaire de l'Académie le donne masculin ou féminin, et invariable, en préférant le masculin. La recherche affiche donc un après-midi comme une après-midi.

Trois noms changent de genre au pluriel dans la langue soignée : amour, délice et orgue. On écrit un amour fou mais de folles amours, un délice mais des délices infinies, un orgue mais les grandes orgues. La liste les donne masculins, le genre qu'ils ont au singulier.

Noms épicènes et noms de métiers

Un nom épicène garde une seule forme pour les deux genres, et seul le déterminant indique s'il désigne un homme ou une femme. Un élève et une élève, un architecte et une architecte : la recherche donne les deux genres, avec une note.

L'accord suit alors la personne : une élève attentive, un architecte connu. Le nom ne change pas, mais tout ce qui s'y rapporte prend le genre de la personne.

La féminisation des noms de métiers, admise par l'Académie française en 2019, crée ou reprend des formes comme autrice ou cheffe. Elle concerne les noms de personnes et ne touche pas le genre des noms de choses. Ces formes récentes peuvent manquer à la liste, qui les estime alors d'après leur fin.

Quel genre pour un mot absent du dictionnaire ?

Une estimation, tirée de la terminaison et affichée comme telle. Beaucoup d'anglicismes figurent déjà dans la liste : elle donne masculins le wifi, le week-end et le yoga.

Pour un mot qu'elle ignore, l'outil cherche la plus longue fin de ce mot qui soit assez fréquente dans la liste. Il propose le genre le plus répandu parmi les noms qui la partagent, avec leur nombre et leur part. Le nom s'affiche alors avec l'article de ce genre, sous le titre d'estimation.

Covid, trop récent, manque ainsi à la liste. Presque tous les noms en -d y sont masculins, d'où l'estimation « le covid ». Or l'Académie française a recommandé le féminin en 2020 : une estimation reste un indice, et le dictionnaire garde le dernier mot.

Der, el, il ou het : les cinq autres langues

Le menu de langue ouvre la même recherche dans cinq autres langues, chacune avec son propre système de genres et d'articles. Le français reste la langue proposée d'office.

  • Allemand : trois genres, der, die et das, avec un tableau de l'article aux quatre cas. Das Mädchen est neutre, et -ung donne die Zeitung, un féminin, dans 99,2 % des cas. Un mot composé absent prend le genre de son dernier élément.
  • Espagnol : el et la, avec un piège, el agua. Ce nom féminin prend el au singulier parce qu'il commence par un a tonique, puis las aguas au pluriel.
  • Italien : il, lo, la et l'. On dit lo studente, avec lo devant s suivi d'une consonne, et certains pluriels changent de genre.
  • Néerlandais : de pour le masculin et le féminin, het pour le neutre. Het meisje est neutre, comme tous les diminutifs.
  • Polonais : pas d'article, mais les démonstratifs ten, ta et to, et trois masculins distincts. Ten kot relève du masculin animé.

Les six listes réunies comptent 480 625 noms. Chaque langue a sa propre source, citée plus bas avec les autres références.

D'où viennent les réponses, et leurs limites

Pour le français, les réponses viennent du lexique Grammalecte, un dictionnaire libre de formes fléchies qui marque aussi le h aspiré. Cette liste de mots compte 50 099 noms au singulier, dont 63 % de masculins et 37 % de féminins. S'y ajoutent 53 102 formes du pluriel qui renvoient à leur singulier.

L'allemand vient du Wiktionnaire allemand, l'espagnol, l'italien et le néerlandais des entrées du Wiktionnaire, et le polonais du Słownik gramatyczny języka polskiego. Le même lexique Grammalecte sert à l'outil pour trouver un mot avec des lettres.

Un dictionnaire ouvert peut manquer un mot rare ou nouveau, ou retenir un second genre marginal. Pour un examen, un concours ou un texte officiel, un dictionnaire de référence, comme celui de l'Académie ou le Larousse, a le dernier mot. La méthodologie décrit la construction des listes et leurs vérifications.

Questions fréquentes

Faut-il dire un ou une après-midi ?

Les deux se disent pour le même sens, et l'Académie française préfère le masculin : un bel après-midi. Au singulier défini, l'après-midi convient dans les deux cas, puisque l'article s'élide.

Un ou une pétale ?

Un pétale. Le mot est masculin et figure parmi les noms masculins employés à tort au féminin que recense la BDL : un pétale fané, des pétales blancs.

Dit-on un ou une espèce de ?

Une espèce, toujours : l'espèce est féminine dans la liste. Le nom reste féminin même devant un nom masculin : une espèce de sac, et non un espèce de sac.

Comment savoir si un nom est masculin ou féminin ?

Par l'article indéfini, un ou une, qui ne s'élide jamais, puis par le dictionnaire. La terminaison aide : -ment désigne un masculin dans 99,9 % des cas de la liste. Le -e final, en revanche, ne tranche presque jamais.

Le ou la wifi ?

Le wifi. La liste utilisée par l'outil donne ce nom masculin, avec le pluriel wifis, comme le week-end et le yoga.

Quel est le genre du mot oasis ?

Féminin : une oasis, une oasis verdoyante. Le mot est invariable au pluriel, des oasis, et l'article défini s'élide en l'oasis.

Interview est-il féminin ?

Oui. La liste donne une interview, des interviews. Cet anglicisme commence par une voyelle, si bien que l'interview ne montre pas le genre ; une interview exclusive le montre.

Orthographe prend-il un ou une ?

Une orthographe. L'article élidé de l'orthographe cache le genre, que révèlent l'article indéfini et l'adjectif : une orthographe correcte, une bonne orthographe.

Sources

Les chiffres et les règles de cette page ont été vérifiés le à partir de ces publications.

  1. Noms masculins employés indûment au féminin(s'ouvre dans un nouvel onglet)

    Office québécois de la langue française, Banque de dépannage linguistique

  2. Élision interdite(s'ouvre dans un nouvel onglet)

    Office québécois de la langue française, Banque de dépannage linguistique

  3. german-nouns(s'ouvre dans un nouvel onglet)

    gambolputty (GitHub), from the German Wiktionary

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