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Simulateur de taux de TVA travaux

TVA à 5,5 %, 10 % ou 20 % sur des travaux : le taux selon l'âge du logement, la nature du chantier et qui fournit les matériaux, et la TVA économisée.

Dans un logement de plus de deux ans, les travaux ont droit à une TVA réduite. Elle s'élève à 5,5 % pour l'amélioration énergétique et à 10 % pour la rénovation et l'entretien. Le taux de 20 % reste dû pour un logement récent, un agrandissement, les matériaux achetés par le client et tout chantier avec une chaudière fossile.

Nature des travaux
Logement achevé depuis plus de deux ans

Sinon, tous les travaux sont facturés à 20 %.

Qui fournit les matériaux

TVA économisée par rapport au taux de 20 %

1 740,00 €

  • Prix hors taxes83 %
  • TVA à payer5 %
  • TVA économisée par rapport au taux de 20 %12 %
Taux de TVA sur les travaux
5,5 %
TVA sur les matériaux
440,00 €
TVA sur la main-d'œuvre
220,00 €
TVA à payer
660,00 €
TVA au taux normal de 20 %
2 400,00 €
Prix TTC
12 660,00 €

Indiquez la nature des travaux, l'âge du logement, qui achète les matériaux et les montants hors taxes. La page donne le taux applicable, la TVA facturée, le prix TTC et l'économie par rapport au taux de 20 %. Elle suit les règles françaises de la TVA des travaux de rénovation énergétique et d'entretien de l'habitat, en métropole.

Trois taux selon le type de chantier

Trois taux coexistent pour les travaux réalisés dans un local à usage d'habitation achevé depuis plus de deux ans. Le taux réduit de 5,5 % vise l'amélioration de la qualité énergétique et les travaux qui lui sont liés (article 278-0 bis A du CGI, Légifrance). Le taux intermédiaire de 10 % couvre les autres travaux d'amélioration, de transformation, d'aménagement et d'entretien : cuisine, salle de bains, peinture (Service Public). Le taux normal de 20 % frappe le reste, dont les logements récents et les agrandissements. La TVA se calcule sur le montant hors taxes. Prenons une isolation posée par l'entreprise, avec 8 000 € de fournitures et 4 000 € de main-d'œuvre. La TVA atteint 660,00 € au lieu de 2 400,00 €, soit 1 740,00 € d'économie pour un prix TTC de 12 660,00 €. Ce cas figure parmi les cas vérifiés plus bas.

Le même montant en travaux d'aménagement supporte 1 200,00 € de TVA, soit 1 200,00 € de moins qu'au taux plein. Le résultat se lit en quatre lignes :

  • Taux de TVA sur les travaux : celui de la main-d'œuvre et des fournitures livrées par l'entreprise.
  • TVA à payer : le total facturé sur les matériaux et sur la pose.
  • TVA économisée : l'écart avec la même facture à 20 %.
  • Prix TTC : le montant hors taxes augmenté de la TVA due.

Pour un simple passage du HT au TTC, sans question de taux, le calcul de TVA suffit. L'ordonnance de recodification transfère ces articles du CGI vers le code des impositions sur les biens et services (CIBS) à compter du 1er janvier 2027. Elle opère à droit constant : les numéros changent, les taux restent.

TVA à 5,5 % : les travaux d'économie d'énergie

Le taux de 5,5 % couvre la fourniture, la pose et l'entretien d'équipements qui réduisent la consommation d'énergie du logement. Leur liste et leurs seuils figurent à l'annexe IV du CGI, articles 30-0 D bis à 30-0 D nonies (BOFiP). Cette version s'applique depuis le 1er janvier 2025.

  • Isolation thermique : isolation des combles perdus avec une résistance thermique d'au moins 7 m².K/W, rampants à 6, murs à 3,7 et planchers bas à 3.
  • Fenêtres et portes-fenêtres : coefficient Uw inférieur ou égal à 1,3 avec un facteur solaire Sw d'au moins 0,3, ou Uw jusqu'à 1,7 avec Sw d'au moins 0,36.
  • Chauffage : pompe à chaleur air/eau et chaudière biomasse, sans appoint fossile.
  • Eau chaude : chauffe-eau solaire et chauffe-eau thermodynamique.
  • Ventilation et pilotage : VMC double flux et appareils de régulation du chauffage.

La résistance thermique R exprime la capacité d'un isolant à freiner la chaleur : plus elle est élevée, mieux il isole. Le coefficient Uw mesure au contraire les pertes d'une fenêtre complète, cadre compris : plus il est bas, meilleure elle est. L'artisan reporte ces valeurs sur le devis. Un produit sous le seuil relève en principe du taux de 10 %.

La PAC air/air est-elle à 5,5 % ?

Oui, depuis le 18 juillet 2026. L'arrêté du 13 juillet 2026, publié au Journal officiel du 17 juillet, ajoute la pompe à chaleur air/air réversible à la liste des équipements éligibles (Légifrance).

Jusqu'à 12 kW, l'appareil doit afficher la classe A+ en multi-split ou A++ en mono-split. La classe se vérifie en chauffage, par le SCOP, et en refroidissement, par le SEER. Beaucoup de guides écrits avant cet arrêté la présentent encore comme exclue de la liste. Pour un appareil à 5 000 € posé pour 2 000 € HT, la TVA revient à 385,00 €. L'économie atteint 1 015,00 € face au taux de 20 %.

Chaudières gaz et fioul : taux plein

Une chaudière pouvant brûler des combustibles fossiles fait passer tout le chantier à 20 % depuis le 1er mars 2025 (BOFiP § 70).

La règle vise la chaudière gaz à condensation, auparavant éligible à 5,5 %, comme la chaudière fioul. Elle s'étend à la pompe à chaleur hybride, qui associe une pompe et une chaudière d'appoint au gaz. Un modèle sans aucun appoint fossile conserve en revanche 5,5 %. Le BOFiP cite une chaudière gaz neuve posée avec la rénovation de la chaufferie : tout l'ensemble passe à 20 %. Sur 4 000 € de matériel et 2 000 € de pose, la TVA atteint 1 200,00 €. Le même montant à 5,5 % en aurait coûté 330,00 €.

Un logement ancien, quel que soit l'occupant

Les taux de 5,5 % et 10 % exigent un logement achevé depuis plus de deux ans au début des travaux. Dans un logement plus récent, tout est facturé au taux normal : l'isolation de l'exemple y coûte 2 400,00 € de TVA, sans économie.

La condition porte sur le bâtiment, pas sur la personne. Une maison ou un appartement, en résidence principale comme en résidence secondaire, ouvre droit au taux réduit. Le propriétaire, le locataire et l'occupant à titre gratuit en profitent de la même façon (Service Public).

Les travaux qui produisent un immeuble neuf restent exclus. C'est le cas s'ils reprennent la majorité des fondations, de la structure ou des façades. Il en va de même s'ils refont les deux tiers de chaque élément de second œuvre (article 245 A de l'annexe II du CGI). Un agrandissement qui ajoute plus de 10 % de surface de plancher, par extension ou surélévation, suit le même régime à 20 %.

Chantiers mêlant plusieurs taux

Quand une même opération réunit des éléments non accessoires soumis à des taux différents, le taux le plus élevé s'applique à l'ensemble (BOFiP § 20). Des opérations distinctes gardent chacune leur propre taux.

Les travaux induits, indissociablement liés à un équipement éligible, suivent son taux de 5,5 %. Il s'agit par exemple de la dépose de l'ancien appareil ou de la reprise des finitions autour d'une fenêtre changée.

Le taux de 10 % ne couvre pas la part des gros équipements, ni celle des équipements ménagers et mobiliers. Parmi les gros équipements figurent les chaudières collectives, les cuves, la climatisation et les ascenseurs ; leur installation peut, elle, bénéficier d'une TVA réduite. Le simulateur ne ventile pas cette part.

Quand le client achète lui-même les matériaux

Le taux réduit ne vaut que pour les fournitures facturées par l'entreprise qui réalise les travaux.

Les matériaux achetés par le particulier en magasin ou en ligne supportent 20 %. Seule la main-d'œuvre de l'artisan garde alors son taux de 5,5 % ou 10 % (BOFiP). Dans l'exemple d'isolation, la TVA sur les matériaux grimpe à 1 600,00 €, tandis que la pose reste à 220,00 €. L'économie tombe à 580,00 €. Un équipement acheté sans pose, pour être installé soi-même, ne bénéficie d'aucun taux réduit.

Quelle formalité remplace l'attestation de TVA ?

Depuis le 1er mars 2025, les formulaires 1300-SD et 1301-SD, l'attestation normale et l'attestation simplifiée, ne sont plus demandés (impots.gouv.fr).

Le client certifie désormais les conditions du taux réduit par une mention sur le devis ou la facture. Elle porte sur l'âge du logement, son usage d'habitation et la nature des travaux. Le client conserve les justificatifs jusqu'au 31 décembre de la cinquième année suivant la réalisation des travaux. Si la déclaration se révèle inexacte, il devient solidairement redevable du complément de TVA.

La TVA réduite face aux aides à la rénovation

Le taux réduit s'applique directement sur la facture, sans démarche, et se cumule avec les aides publiques.

  • MaPrimeRénov' est une prime de l'Anah, calculée selon les revenus du foyer par son propre simulateur. Depuis le 1er septembre 2026, son volet par geste ne finance plus l'isolation ni plusieurs autres postes.
  • L'éco-prêt à taux zéro finance les travaux sans intérêts ; ses mensualités se chiffrent avec un simulateur de prêt.
  • Les certificats d'économies d'énergie (CEE) prennent la forme de primes versées par les fournisseurs d'énergie.

Ces trois aides exigent un artisan RGE, reconnu garant de l'environnement. Les bailleurs disposent en outre d'un déficit foncier majoré pour leurs travaux de rénovation énergétique. Les panneaux photovoltaïques de 9 kWc au plus relèvent d'un autre texte, l'article 278-0 bis P, au taux de 5,5 % depuis le 1er octobre 2025. Ils sortent du champ du simulateur.

Questions fréquentes

Quel taux de TVA pour des travaux d'isolation ?

Le taux de 5,5 % lorsque l'entreprise fournit et pose un isolant qui atteint la résistance thermique minimale. Un isolant moins performant relève en principe de 10 %. Des rouleaux achetés en magasin de bricolage supportent 20 %.

La TVA à 5,5 % s'applique-t-elle aux travaux induits ?

Oui, quand ils sont indissociablement liés à l'équipement éligible et rendus nécessaires par sa pose. Des travaux sans lien direct, comme refaire toute une pièce, relèvent de leur propre taux, souvent 10 %.

Quelle TVA pour une pompe à chaleur hybride ?

Le taux de 20 % depuis le 1er mars 2025, car elle intègre une chaudière capable de brûler un combustible fossile. Un modèle air/eau sans appoint fossile reste à 5,5 %, comme un modèle air/air depuis le 18 juillet 2026.

L'artisan doit-il être RGE pour facturer la TVA à 5,5 % ?

Non. Le taux dépend du logement, des travaux et de leur facturation par l'entreprise. Le BOFiP ne pose aucune condition de qualification. Le label RGE conditionne en revanche MaPrimeRénov', l'éco-prêt à taux zéro et les primes CEE.

Reste-t-il un crédit d'impôt sur les travaux d'isolation en 2026 ?

Non, pas pour un propriétaire occupant. Le crédit d'impôt pour la transition énergétique a disparu en 2020, remplacé par MaPrimeRénov'. Le crédit d'impôt pour une borne de recharge ne couvre plus les dépenses payées après le 31 décembre 2025. L'avantage fiscal restant passe par le taux de TVA.

Deux artisans peuvent-ils facturer des taux différents sur un même chantier ?

Oui, si leurs interventions forment des opérations distinctes. Un chauffagiste peut facturer la pose d'une PAC à 5,5 % et un carreleur une salle de bains à 10 %. Au sein d'une seule opération, les éléments non accessoires prennent tous le taux le plus haut.

Quel taux s'applique à une extension de maison ?

Le taux de 20 % dès que l'extension ou la surélévation augmente la surface existante de plus de 10 %, comme pour une construction neuve. En dessous, les travaux peuvent relever de 10 %, ou de 5,5 % pour une isolation conforme aux seuils.

Un locataire peut-il profiter de la TVA réduite ?

Oui. Le taux dépend du logement et des travaux, pas du statut de l'occupant. Un locataire qui commande des travaux chez lui en bénéficie aux mêmes conditions qu'un propriétaire. Il porte alors lui-même la mention requise sur le devis.

Vérifié sur des résultats connus

Chaque cas ci-dessous a un résultat fixé par sa source. Le calculateur le recalcule à chaque publication, et une page qui ne correspond plus n'est pas publiée.

Sources

Les chiffres et les règles de cette page ont été vérifiés le à partir de ces publications.

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