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Simulateur d'augmentation de la retraite, du brut au net

Hausse de la retraite de base au 1er janvier 2027 et du point Agirc-Arrco au 1er novembre 2026 : nouveau brut, CSG, CRDS, CASA et net mensuel.

La retraite de base est revalorisée au 1er janvier selon l'inflation moyenne hors tabac, la complémentaire Agirc-Arrco au 1er novembre par la valeur du point. L'outil prévoit 1,8 % et 1,6 %. Ainsi, 1 200 € de base et 500 € d'Agirc-Arrco passent de 1 700,00 € à 1 729,59 € bruts par mois.

Le montant avant CSG, CRDS et CASA, versé par l'Assurance retraite, la MSA ou une autre caisse de base.

Hypothèse pour le 1er janvier 2027

Prévision de l'outil : 1,8 %, d'après les indices des prix déjà publiés. Le taux officiel est fixé en décembre.

Hypothèse de l'outil : 1,6 %. Le conseil d'administration fixe le taux du 1er novembre 2026.

Taux de CSG du relevé

Il dépend du revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année. L'outil garde le même taux avant et après.

Le taux transmis par l'administration fiscale, indiqué sur le relevé. 0 % sans impôt sur le revenu.

Nouvelle pension brute mensuelle

1 729,59 €

  • Net versé91 %
  • Prélèvements9 %
Pension brute actuelle
1 700,00 €
Hausse par mois
29,59 €
Hausse sur l'ensemble de la pension
1,74 %
Hausse sur un an
355,08 €
Nouveau montant complet à compter du
1er janvier 2027
Statut du taux
Prévision de l'outil, pas un taux officiel
Net mensuel actuel
1 540,30 €
Net mensuel après hausse
1 567,13 €
Gain net par mois
26,83 €
Taux appliqué à la retraite de base
1,8 %
Hausse Agirc-Arrco à compter du
1er novembre 2026
Hausse de la base à compter du
1er janvier 2027
Valeur du point après hausse, en euros
1,4616
Net imposable après hausse
1 622,47 €

Montant mensuelAujourd'huiAprès hausse
Retraite de base1 200,00 €1 221,60 €
Agirc-Arrco500,00 €507,99 €
Pension brute totale1 700,00 €1 729,59 €
CSG déductible100,30 €102,04 €
CSG non déductible40,80 €41,51 €
CRDS8,50 €8,65 €
CASA5,10 €5,18 €
Cotisation maladie (complémentaire)5,00 €5,08 €
Pension nette versée1 540,30 €1 567,13 €
Brut sur un an20 400,00 €20 755,08 €
Net sur un an18 483,60 €18 805,56 €

Une estimation à titre informatif, pas un conseil financier ou juridique. Avertissement

Saisissez votre retraite de base et votre pension Agirc-Arrco, en brut mensuel. L'outil applique la hausse du 1er novembre 2026 puis celle du 1er janvier 2027, selon l'indexation sur les prix, le texte budgétaire du gouvernement ou un gel. Il en déduit le net après CSG, CRDS, CASA et prélèvement à la source, en France métropolitaine.

La hausse, calculée étage par étage

La hausse se calcule séparément sur les deux étages de la pension. La pension de base est multipliée par le coefficient de revalorisation de l'année. La retraite complémentaire Agirc-Arrco suit la valeur de service du point, le nombre de points restant inchangé. Prenons 1 200 € de base et 500 € d'Agirc-Arrco, en pension brute mensuelle. Avec 1,8 %, la base passe à 1 221,60 €. Le point passant de 1,4386 à 1,4616 euro, la complémentaire atteint 507,99 €. Le total brut grimpe de 1 700,00 € à 1 729,59 €, soit 29,59 € par mois et 355,08 € sur un an. La hausse globale, 1,74 %, se situe entre les deux taux, selon le poids de chaque pension. Au taux normal de CSG, le net versé gagne 26,83 €. Ces deux taux restent des prévisions de l'outil, modifiables dans les champs.

Exemple : 1 200 € de base et 500 € d'Agirc-Arrco, CSG au taux normal
Montant mensuelAujourd'huiAprès hausseÉcart
Retraite de base1 200,00 €1 221,60 €21,60 €
Agirc-Arrco500,00 €507,99 €7,99 €
Pension brute totale1 700,00 €1 729,59 €29,59 €
Pension nette versée1 540,30 €1 567,13 €26,83 €

La même méthode, appliquée à la hausse de 0,9 % de 2026, figure parmi les cas vérifiés, avec le net et l'hypothèse budgétaire du gouvernement.

Retraite de base : la règle du 1er janvier

Les pensions de base sont revalorisées une fois par an, le premier jour de l'année, par un coefficient fixé selon l'article L161-25 du code de la sécurité sociale. Ce coefficient suit l'indice des prix hors tabac de l'Insee. La moyenne des douze derniers indices mensuels, de novembre à octobre, est comparée à celle des douze mois précédents.

Cette inflation moyenne sur douze mois, arrondie en pratique au dixième de point, donne la hausse. Au 1er janvier 2026, elle a atteint 0,9 %, soit un coefficient de 1,009 (circulaire Cnav 2025-29). Le gel d'abord envisagé pour cette année-là n'a pas été retenu.

Pour la hausse de 2027, l'outil prévoit 1,8 %. Au 5 octobre 2026, 10 des douze indices étaient définitifs. Septembre vient de l'estimation provisoire de l'Insee, et octobre est supposé égal à septembre. L'évolution exacte ressort à 1,77 %, arrondie à 1,8 %. Le coefficient officiel est fixé en décembre.

La règle vaut pour le régime général, dont l'Assurance retraite verse la pension : la Cnav en Île-de-France, les Carsat en région. Le texte budgétaire de 2027, encore en projet, traite d'ailleurs tous les régimes de base ensemble, MSA comprise.

Agirc-Arrco : la valeur du point au 1er novembre

La retraite complémentaire des salariés du privé se compte en points. La pension annuelle égale le nombre de points acquis multiplié par la valeur de service du point. Après le départ, les points ne bougent plus : seule cette valeur évolue.

Elle s'élève à 1,4386 euro depuis le 1er novembre 2024, et elle n'a pas bougé l'année suivante (Agirc-Arrco). Le conseil d'administration du régime la revoit chaque automne, avec effet en novembre.

Ce conseil applique l'accord national interprofessionnel du 5 octobre 2023 : la prévision d'inflation hors tabac de l'année, moins un facteur de soutenabilité de 0,4 point. La hausse ne peut pas devenir négative (ANI, article 4).

L'outil retient par défaut 1,6 %, sa propre hypothèse et non une décision. Le point passerait alors à 1,4616 euro, et les 500 € de l'exemple à 507,99 €. Une fois le taux décidé, il se saisit dans le champ prévu.

Quelle augmentation des retraites en janvier 2027 ?

Au 5 octobre 2026, aucun taux n'était encore arrêté pour le 1er janvier 2027. Trois hypothèses restaient ouvertes : l'indexation prévue par la loi, le texte du gouvernement et un gel de la base.

La règle légale donnerait la hausse tirée de l'inflation moyenne, 1,8 % selon la prévision de l'outil. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2027, n° 3211, propose une autre voie dans son article 35 (Assemblée nationale).

Le texte retient le total mensuel de toutes les pensions, base et complémentaire, au 31 décembre 2026. Jusqu'à 1 260 €, la hausse serait complète. Entre 1 260 € et 1 281 €, des décrets fixeraient des coefficients réduits, par paliers.

Au-delà, la base resterait figée par défaut, sauf décret prévoyant une hausse partielle. Ce gel des pensions au-dessus d'un seuil est une forme de sous-indexation : la pension progresse moins vite que les prix.

L'hypothèse chiffrée du gouvernement accorde la hausse entière jusqu'à 1 281 € et aucune au-dessus. L'outil l'applique au total brut, car le texte ne dit pas s'il s'agit du brut ou du net. La complémentaire, décidée à part, augmente dans tous les cas.

Pension brute mensuelle après hausse, selon l'hypothèse retenue pour janvier 2027
Hypothèse1 200 € aujourd'hui1 700 € aujourd'hui
Règle légale : inflation moyenne1 221,00 €1 729,59 €
Projet de loi (PLFSS 2027)1 221,00 €1 707,99 €
Gel de la pension de base1 204,80 €1 707,99 €

Avec 1 200 € de pensions, le PLFSS revient à la règle légale. Avec 1 700 €, il équivaut au gel. Le Parlement vote la loi de financement en fin d'année, en général en décembre, et le coefficient définitif suit.

Du brut au net : CSG, CRDS et CASA

Chaque paiement supporte des prélèvements sociaux dont le taux dépend du foyer. La CSG, contribution sociale généralisée, va de 0 % à 8,3 %. S'y ajoutent la CRDS (0,5 %) et la CASA (0,3 %). Une cotisation d'assurance maladie de 1 % touche la seule complémentaire (Direction de la sécurité sociale).

Le taux découle du revenu fiscal de référence (RFR) de l'avant-dernière année, inscrit sur l'avis d'impôt, et du nombre de parts de quotient familial (Service-Public.fr). Voici les seuils de 2026 pour une part, en métropole.

Prélèvements sur la pension en 2026, pour une part, en métropole
Revenu fiscal de référenceCSG (part déductible)CRDSCASACotisation maladie, complémentaire
Jusqu'à 13 048 €0 %0 %0 %0 %
Plus de 13 048 €, moins de 17 057 €3,8 % (3,8 %)0,5 %0 %0 %
De 17 057 € à 26 472 €6,6 % (4,2 %)0,5 %0,3 %1 %
Plus de 26 472 €8,3 % (5,9 %)0,5 %0,3 %1 %

Chaque demi-part supplémentaire relève les trois seuils de 3 484 €, 4 555 € et 7 066 €. Pour deux parts, l'exonération de CSG s'étend ainsi jusqu'à 20 016 €. CASA et cotisation maladie ne s'appliquent qu'aux taux médian et normal.

Une partie de la CSG est déductible du revenu imposable : 5,9 % au taux normal, 4,2 % au taux médian et tout le taux réduit. La part non déductible, la CRDS et la CASA restent comprises dans le revenu imposable.

Pourquoi la pension nette peut-elle baisser malgré la hausse ?

Parce que le taux de CSG dépend du RFR du foyer, pas du montant de la pension. Un revenu qui franchit un seuil fait passer le foyer au taux supérieur, et ce prélèvement peut absorber toute la hausse brute.

Pour éviter un saut lié à une seule année, le taux médian ou normal ne s'applique que si le revenu dépasse le seuil deux années consécutives (Service-Public.fr). Un revenu exceptionnel isolé ne suffit donc pas.

Reprenons les pensions de l'exemple : au taux médian, le net atteint 1 569,20 € aujourd'hui. Si le foyer passe au taux normal au moment de la revalorisation, le net tombe à 1 567,13 € malgré la hausse, soit 2,07 € de moins chaque mois.

L'outil garde le même taux avant et après ; un changement de taux se lit en comparant deux calculs. Un nouveau taux d'impôt, transmis après la déclaration de revenus, modifie lui aussi le net.

Impôt sur le revenu : la retenue mensuelle

L'impôt sur le revenu est retenu chaque mois par la caisse, au taux transmis par l'administration fiscale. Ce prélèvement à la source porte sur le net imposable, soit la pension brute moins la CSG déductible et la cotisation maladie.

Dans l'exemple, le net imposable atteint 1 622,47 € après la hausse. À 3 %, la retenue passe de 47,85 € à 48,68 €. Le net versé va alors de 1 492,45 € à 1 518,45 €.

Le taux personnalisé, aussi appelé taux du foyer, découle de la dernière déclaration de revenus. Un couple peut opter pour des taux individualisés. Sans taux transmis, la caisse applique le taux neutre, tiré d'une grille fixée par la loi.

Versement : deux dates, deux relevés

Le régime de base verse chaque pension à terme échu, c'est-à-dire après le mois qu'elle couvre. La pension de janvier, première à intégrer la hausse, arrive donc au début de février.

Côté complémentaire, la nouvelle valeur du point vaut pour les pensions dues à partir du 1er novembre 2026. Le décompte de paiement détaille ensuite le brut, chaque prélèvement social et la retenue d'impôt (Agirc-Arrco).

Les deux hausses arrivent ainsi à deux mois d'écart, la complémentaire d'abord, la base ensuite. Une pension de réversion servie par ces régimes suit les mêmes dates.

Ce que l'estimation laisse de côté

Le résultat applique des taux à un montant saisi, sans consulter aucun dossier. Plusieurs situations sortent de son champ.

  • La majoration pour enfants, qui échappe à la cotisation maladie : l'outil applique celle-ci à toute la complémentaire.
  • L'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) et le minimum contributif, qui suivent leurs propres règles.
  • Les régimes spéciaux et les autres complémentaires, comme l'Ircantec ou le RAFP.
  • La cotisation maladie propre à l'Alsace-Moselle et les seuils particuliers des départements d'outre-mer.
  • Un changement de taux lié à un nouveau RFR.
  • Les paliers réduits que des décrets fixeraient entre 1 260 € et 1 281 €.

Le montant de départ et sa date relèvent de la caisse, et l'âge légal de départ se calcule à part. La méthode de vérification précise d'où vient chaque chiffre.

Questions fréquentes

Pourquoi ma retraite n'a pas augmenté en janvier ?

Parce que le régime de base paie à terme échu : le paiement reçu début janvier correspond à la pension de décembre. La hausse de janvier apparaît avec le versement de début février. Une hausse nulle peut aussi venir d'un gel voté par le Parlement.

La hausse est-elle la même pour la retraite de base et la complémentaire ?

Non. La base suit l'inflation moyenne hors tabac en début d'année, sauf si la loi de financement en décide autrement. L'Agirc-Arrco suit la décision de son conseil d'administration, à l'automne. L'outil retient 1,8 % et 1,6 %, deux prévisions.

Une retraite de 2 000 € brut, combien en net ?

Avec 1 400 € de base et 600 € d'Agirc-Arrco au taux normal de CSG, le net avant impôt atteint 1 812,00 €. Après les hausses prévues par l'outil, le brut atteint 2 034,79 € et le net 1 843,51 €. Le résultat varie avec le taux de CSG et la part de complémentaire.

Qu'est-ce que la CASA sur ma retraite ?

La contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie, ou CASA, prélève 0,3 % de la pension brute. Elle finance la prise en charge de la perte d'autonomie. Seules les pensions au taux médian ou normal de CSG la supportent, et elle n'est pas déductible.

Quelle différence entre le net social et le net fiscal ?

Le net social est la pension après prélèvements sociaux, avant impôt. Le net fiscal, ou net imposable, ne retire que la CSG déductible et la cotisation maladie : il reste donc plus élevé. Dans l'exemple, il vaut 1 622,47 € après la hausse, pour 1 567,13 € versés.

Qu'est-ce que le facteur de soutenabilité Agirc-Arrco ?

C'est l'écart retranché de l'inflation prévue pour fixer la hausse du point : 0,4 point selon l'ANI du 5 octobre 2023. Il ménage l'équilibre financier du régime. La hausse qui en résulte ne descend jamais sous zéro.

Les fonctionnaires sont-ils revalorisés comme le régime général ?

Leurs pensions relèvent de régimes de base : le service des retraites de l'État et la CNRACL, pour les agents territoriaux et hospitaliers. L'article 35 du PLFSS 2027 vise l'ensemble des régimes de base. Leur complémentaire, le RAFP, suit d'autres règles, non reprises ici.

Existe-t-il un simulateur d'augmentation de retraite officiel ?

Les caisses publient le taux une fois fixé, puis le nouveau montant sur le relevé de paiement. Avant cela, cet outil applique au montant saisi l'indexation légale, le PLFSS ou un gel. Il sépare la base et la complémentaire, avec leurs deux dates.

Vérifié sur des résultats connus

Chaque cas ci-dessous a un résultat fixé par sa source. Le calculateur le recalcule à chaque publication, et une page qui ne correspond plus n'est pas publiée.

Sources

Les chiffres et les règles de cette page ont été vérifiés le à partir de ces publications.

Tous les résultats de ce site sont des estimations à titre informatif. Ils ne constituent pas un conseil financier, juridique, médical ou professionnel. Avertissement

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