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Indemnité compensatrice de congés payés

Calculez les congés payés non pris à la fin d'un contrat en France : jours acquis, règle du dixième ou maintien de salaire, et montant net estimé.

Quand un contrat prend fin, chaque jour de congé acquis mais pas encore pris est payé en argent. L'employeur compare deux méthodes et retient la plus favorable. La première prend 10 % du brut perçu sur l'année de référence, la seconde verse le salaire que ces jours auraient rapporté. Chaque mois travaillé ouvre droit à 2,5 jours ouvrables.

Salaire de base actuel, avant cotisations

Décompte des congés

Préavis compris, périodes assimilées incluses

Heures supplémentaires, primes liées au travail

Jours de la période précédente pas encore pris

Statut

Indemnité brute

1 800,00 €

  • Versé au salarié61 %
  • Impôt sur le revenu19 %
  • Cotisations sociales21 %
Jours acquis sur la période
20,00
Jours à indemniser
15,00
Valeur d'un jour
120,00 €
Règle du dixième
1 800,00 €
Maintien de salaire
1 730,77 €
Prélèvement à la source estimé
338,37 €
Cotisations et CSG-CRDS estimées
372,39 €
Montant net estimé
1 089,24 €

Ce simulateur chiffre l'indemnité compensatrice de congés payés due à la fin d'un contrat de travail en France métropolitaine. Indiquez votre salaire brut mensuel, les mois travaillés depuis le 1er juin et les jours déjà pris. Il compte les jours acquis, retire ceux posés et valorise les congés payés non pris selon les deux méthodes prévues par la loi. Il estime enfin les cotisations et l'impôt prélevés, donc la somme versée sur votre compte.

Deux calculs, un seul montant retenu

L'ICCP paie en argent les jours de congé acquis et non pris lorsque le contrat prend fin. Son montant se calcule de deux façons, et l'employeur verse le résultat le plus favorable au salarié (article L3141-24 du Code du travail). La règle du dixième prend 10 % de la rémunération brute totale perçue pendant la période de référence, au prorata des jours restant dus. Le maintien de salaire verse ce que le salarié aurait gagné en travaillant pendant ces jours. Prenons 3 000,00 € bruts par mois, un départ après 8 mois et 5 jours déjà posés. Le salarié a acquis 20 jours et il lui en reste 15. Le dixième donne 1 800,00 €, le maintien 1 730,77 €. L'indemnité due s'élève donc à 1 800,00 € bruts, soit 120,00 € par jour. Les deux calculs s'appliquent aussi aux congés reportés de l'année précédente.

Les deux exemples chiffrés publiés par Service-Public.gouv.fr sont reproduits au centime près parmi les cas vérifiés en bas de page.

Combien de jours de congé sont acquis ?

Chaque mois de travail effectif ouvre droit à 2,5 jours ouvrables de congé, dans la limite de 30 jours par an (Service-Public.gouv.fr). Les jours ouvrables vont du lundi au samedi, hors jours fériés. Quatre semaines ou vingt-quatre jours travaillés valent un mois. Beaucoup d'entreprises décomptent plutôt en jours ouvrés, du lundi au vendredi : les 30 jours annuels équivalent alors à 25 jours ouvrés, soit 2,08 par mois.

Un total qui tombe sur une fraction est arrondi au nombre entier supérieur (article L3141-7). Cinq mois de travail donnent 12,5 jours, donc 13 jours acquis. L'arrondi joue en faveur du salarié et le simulateur l'applique aux deux unités.

Jours acquis selon les mois travaillés depuis le 1er juin
Mois travaillésJours ouvrablesJours ouvrés
133
255
387
4109
51311
61513
71815
82017
92319
102521
112823
123025

La période de référence court du 1er juin au 31 mai, sauf accord d'entreprise fixant d'autres dates. En jours ouvrés, le même départ donne 17 jours acquis et 12 jours dus, pour 1 694,12 €. L'écart avec le décompte du lundi au samedi reste faible, car chaque jour ouvré vaut davantage.

Ce qui entre dans la base du dixième

La base du dixième réunit tout ce qui rémunère le travail fourni pendant la période. On y trouve le salaire de base, les heures supplémentaires, les primes d'ancienneté, les commissions et les avantages en nature comme un logement ou un véhicule. Les sommes perçues l'an passé pendant les congés pris en font aussi partie (article L3141-24).

Restent en dehors les sommes qui ne dépendent pas du travail personnel, comme les primes de fin d'année versées pour l'année entière ou les remboursements de frais. Saisissez les éléments variables dans le champ des autres rémunérations. Avec 2 400,00 € d'heures supplémentaires sur la période, le dixième passe à 1 980,00 €, alors que le maintien reste à 1 730,77 €.

En CDD, la prime de précarité versée au terme du contrat entre elle aussi dans cette base. Le salarié en contrat court touche ainsi au moins un dixième de la totalité de ses salaires bruts, prime comprise (article L1242-16 du Code du travail).

Comment se calcule la valeur d'une journée de congé ?

Pour le maintien, les services de paie divisent souvent le salaire mensuel par 26 en jours ouvrables, ou par 21,67 en jours ouvrés. Ces diviseurs sont des moyennes d'usage, pas des valeurs fixées par la loi. Service-Public.gouv.fr cite trois bases possibles, et les juges retiennent de préférence l'horaire réel du mois concerné. Le simulateur applique les moyennes, ce qui peut décaler le résultat de quelques euros.

À salaire constant sur toute l'année, le dixième valorise un jour ouvrable au salaire mensuel divisé par 25, contre 26 au maintien. Il l'emporte donc de peu. Le maintien devient plus avantageux après une augmentation en cours de période : il se base sur le nouveau salaire, alors que le dixième mêle anciens et nouveaux montants.

Reliquat de l'an passé et jours posés par avance

Les congés N-1 sont les jours acquis sur la période précédente et pas encore pris. Ils sont indemnisés en plus des jours de l'année en cours. Le simulateur les valorise sur une année complète au salaire saisi. Avec 5 jours N-1 en plus, l'exemple passe de 1 800,00 € à 2 400,00 €.

Le dixième d'une période se répartit proportionnellement à la durée du congé effectivement dû. Des jours déjà posés réduisent donc la part versée à l'identique, sans changer la valeur de chaque jour restant.

Il arrive aussi qu'un salarié ait pris plus de jours qu'il n'en avait acquis. Avec 24 jours posés sur les 20 acquis, l'avance atteint 4 jours et le simulateur n'affiche aucune indemnité. Une éventuelle retenue sur le dernier salaire relève alors du contrat et de l'accord passé lors de la pose.

Arrêt maladie, maternité, accident : les absences qui comptent

Certaines absences sont des périodes assimilées à du travail effectif et génèrent des congés comme un mois travaillé. C'est le cas des congés payés eux-mêmes, du congé de maternité ou de paternité, ainsi que d'un arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle.

Depuis la loi du 22 avril 2024, un arrêt maladie non professionnel ouvre lui aussi des droits. Il en donne 2 jours par mois d'absence, dans la limite de 24 jours par période. Les jours qu'une maladie empêche de prendre se reportent pendant quinze mois après la reprise ou l'information donnée par l'employeur.

Le simulateur ne sépare pas ces absences des mois travaillés. Un salarié malade plusieurs mois peut ajouter les jours correspondants dans le champ des congés N-1, ou compter les mois assimilés comme travaillés. La loi plafonne aussi à 80 % la part de rémunération retenue pour ces arrêts dans l'assiette du dixième, un point que l'outil ne reproduit pas.

Calcul congés payés fin de contrat : démission, licenciement, CDD

Le droit à l'indemnité ne dépend ni de la personne qui rompt le contrat ni du motif (article L3141-28). Elle est due après une démission, un licenciement, y compris pour faute grave, une rupture conventionnelle, une mise à la retraite ou la fin d'un CDD. Une rupture pendant la période d'essai y ouvre droit aussi, même après quelques semaines.

Le préavis compte comme du temps de travail, qu'il soit effectué ou que l'employeur en dispense le salarié. Les jours acquis pendant cette durée s'ajoutent au solde. Comptez donc les mois jusqu'à la fin du préavis, et non jusqu'à la notification de la rupture.

En cas de décès du salarié, l'indemnité n'est pas perdue : elle revient à ses ayants droit, avec les autres sommes restant dues par l'employeur.

Du brut au net, puis au chômage

L'indemnité est un salaire. Elle supporte les cotisations sociales, la CSG et CRDS, et entre dans l'impôt sur le revenu au titre des traitements et salaires (Service-Public.gouv.fr). Elle n'est pas exonérée, contrairement à ce qu'affirment certains sites. Sur les 1 800,00 € de l'exemple, environ 372,39 € partent en cotisations et contributions. Le prélèvement à la source au taux neutre retire 338,37 €, ce qui laisse près de 1 089,24 €.

Cette estimation ajoute l'indemnité au salaire du mois où elle est versée, au taux neutre, sans taux personnalisé ni mutuelle. Ce mois-là, le taux neutre peut monter d'un cran, puisqu'il dépend du net imposable du mois. Le simulateur de salaire brut en net détaille le reste de la fiche de paie. Le montant réel figure sur le dernier bulletin de paie et dans le solde de tout compte remis au départ.

Pour l'allocation chômage, France Travail applique un différé d'indemnisation propre aux congés payés (Unédic). Sa durée en jours égale le total des indemnités compensatrices divisé par le salaire journalier de référence, sans dépasser 30 jours. Le délai d'attente de sept jours s'ajoute ensuite. Le montant versé n'est pas réduit : son premier jour est simplement décalé.

Situations que l'estimation ne couvre pas

Certaines situations fréquentes relèvent de règles particulières que le simulateur ne reproduit pas, et le montant réel peut alors s'écarter de l'estimation.

  • Les entreprises affiliées à une caisse de congés payés, dans le BTP ou le spectacle : la caisse verse l'indemnité, sur une période qui commence le 1er avril.
  • Une augmentation en cours de période : le salaire saisi s'applique à tous les mois, ce qui surestime un peu le dixième.
  • Les conventions collectives plus généreuses que la loi, par exemple des jours d'ancienneté ou de fractionnement.
  • Le taux de prélèvement personnalisé, la mutuelle et les régimes d'Alsace-Moselle, qui modifient le net mais pas le brut.

Questions fréquentes

C'est quoi, l'ICCP ?

C'est la somme qui remplace les congés acquis et non pris quand le contrat de travail se termine. Elle porte sur les jours de l'année en cours et sur les reliquats des années passées encore valables.

Les congés payés non pris sont-ils perdus ?

Pas à la fin du contrat : ils sont alors payés. Pendant le contrat, les jours non posés au terme de la période de prise peuvent être perdus, sauf report prévu par un accord ou justifié par un arrêt maladie.

Peut-on se faire payer ses congés sans quitter l'entreprise ?

Non. Tant que le contrat dure, les congés se prennent en repos et ne se convertissent pas en argent. Seule la rupture du contrat ouvre droit à une indemnité, ou le versement sur un compte épargne-temps si l'entreprise en a mis un en place.

Quel délai pour réclamer une indemnité impayée ?

Trois ans, comme pour tout rappel de salaire. Le délai part du jour où le salarié a connu ou aurait dû connaître les faits, en pratique la date de paiement du solde. Au-delà, l'action devant le conseil de prud'hommes est prescrite.

Où la trouver sur les documents de fin de contrat ?

Elle apparaît sur une ligne distincte du dernier bulletin de paie, souvent libellée ICCP ou indemnité compensatrice. Elle est reprise dans le reçu pour solde de tout compte, avec le salaire du dernier mois et les autres indemnités.

Qui paie dans le BTP ?

Dans le bâtiment et les travaux publics, l'employeur cotise à une caisse de congés payés. C'est cette caisse qui verse l'indemnité au salarié, selon ses propres règles et sur une période commençant le 1er avril.

Une rupture en période d'essai donne-t-elle droit à des congés ?

Oui. Chaque mois travaillé ouvre 2,5 jours ouvrables, même pendant l'essai. Un départ au bout d'un mois donne 3 jours à payer si aucun n'a été pris.

Quelle différence entre indemnité compensatrice de congés payés et indemnité de congés payés ?

L'indemnité de congés payés remplace le salaire pendant des congés réellement pris. L'indemnité compensatrice paie en argent ceux qui ne pourront plus l'être, faute de contrat. Les deux se calculent de la même façon, par le dixième ou le maintien de salaire.

Vérifié sur des résultats connus

Chaque cas ci-dessous a un résultat fixé par sa source. Le calculateur le recalcule à chaque publication, et une page qui ne correspond plus n'est pas publiée.

Sources

Les chiffres et les règles de cette page ont été vérifiés le à partir de ces publications.

  1. Article L3141-3 du Code du travail(s'ouvre dans un nouvel onglet)

    Code du travail numérique, ministère du Travail

  2. Article L3141-24 du Code du travail(s'ouvre dans un nouvel onglet)

    Code du travail numérique, ministère du Travail

  3. Article L3141-28 du Code du travail(s'ouvre dans un nouvel onglet)

    Code du travail numérique, ministère du Travail

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