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Garantie légale de conformité : calculer la date de fin

Calculez la fin de la garantie légale de 2 ans, de la présomption et du délai pour agir, avec la suspension et l'extension après une réparation.

Un bien acheté à un professionnel est couvert pendant 2 ans après sa délivrance, qu'il soit neuf ou d'occasion. Un défaut apparu dans les 2 ans (1 an pour l'occasion) est présumé exister dès la remise. Une réparation sous garantie suspend le délai pendant l'immobilisation du bien, puis l'allonge de 6 mois.

Date de délivrance

Le jour où vous avez reçu le bien, par livraison ou retrait en magasin

État du bien
Intervention du vendeur
Un défaut est-il apparu ?

Fin de la garantie légale

14 août 2028

Présomption d'antériorité jusqu'au
14 août 2028
Fin sans prolongation
14 août 2028

Indiquez le jour de réception de votre achat. L'outil calcule la date de fin de la garantie des 2 ans, celle de la présomption et le délai pour agir. Il tient compte d'une réparation, qui suspend puis prolonge la garantie légale de conformité. Les règles sont celles du Code de la consommation, vérifiées le 27 septembre 2026.

Combien de temps dure la garantie légale ?

La garantie légale dure 2 ans à compter de la délivrance du bien, pour un bien neuf comme pour un bien d'occasion (article L217-3 du Code de la consommation). Elle oblige le vendeur professionnel à répondre de tout défaut de conformité qui existait lors de la remise et apparaît pendant ce délai. Pour un achat reçu le 14 août 2026, elle court jusqu'au 14 août 2028. Deux événements peuvent reculer cette date. L'immobilisation du bien pour une réparation suspend le temps restant, puis le bien réparé gagne 6 mois supplémentaires. Un remplacement obtenu après une réparation restée sans suite ouvre même un nouveau délai. La présomption, elle, dure 2 ans pour le neuf et 1 an pour un bien de seconde main. Une fois le défaut connu, l'action en justice reste possible pendant 5 ans. Ces règles valent pour les contrats conclus depuis le 1er janvier 2022.

La garantie ne promet pas qu'un produit dure 2 ans sans panne. Elle couvre les défauts présents dès l'origine, pas l'usure normale, une chute ou un mauvais usage.

Le point de départ : la délivrance, pas la commande

Le délai part du jour où vous prenez physiquement possession du bien. La date de la commande ou du paiement ne compte pas : pour un achat en ligne, c'est le jour de la livraison.

L'article L217-3 fixe ce point de départ unique. Le vendeur répond aussi des défauts dus à l'emballage, à la notice de montage ou à une installation mise à sa charge par le contrat. L'outil compte de date à date : la garantie s'achève le jour portant le même numéro, 2 ans plus tard.

  • La facture ou le ticket de caisse prouve l'achat et désigne le vendeur.
  • Le bon de livraison, ou le suivi du colis, fixe la date de réception.
  • Un relevé bancaire ou une confirmation de commande par courriel peut compléter un justificatif perdu.

Présomption d'antériorité : 2 ans pour le neuf, 1 an pour l'occasion

Pendant la présomption d'antériorité, un défaut qui se manifeste est réputé avoir existé dès la délivrance (article L217-7). Le vendeur peut seulement prouver le contraire, ou montrer que la présomption ne cadre pas avec la nature du bien ou du défaut.

Pour un bien neuf, cette protection couvre toute la garantie. Pour un bien d'occasion, elle s'arrête plus tôt. Reçu le 14 août 2026, il reste présumé défectueux dès l'origine jusqu'au 14 août 2027, et la garantie court jusqu'au 14 août 2028. Passé ce terme, c'est à l'acheteur de démontrer que le défaut existait déjà, souvent par une expertise.

Service-public donne deux exemples que l'outil reproduit parmi ses cas de contrôle. Un ordinateur d'occasion acheté le 1er janvier 2024 bénéficie de la présomption jusqu'au 1er janvier 2025. Un lave-linge neuf acheté le 1er mars 2024 en bénéficie jusqu'au 1er mars 2026.

Un produit reconditionné est un produit d'occasion au sens de l'article R122-4 du Code de la consommation. L'outil lui applique donc la présomption de 1 an, sans changer la durée de la garantie elle-même.

Quelle garantie après une réparation ?

Un bien réparé dans le cadre de la garantie bénéficie d'une extension de 6 mois (article L217-13, alinéa 1). L'outil ajoute ces mois au terme de la garantie, après la suspension liée à l'immobilisation.

Prenons un bien délivré le 15 mars 2025, confié au vendeur le 10 février 2026 et rendu le 24 février 2026. Sa garantie devait finir le 15 mars 2027. Les 14 jours d'immobilisation puis l'extension la reportent au 29 septembre 2027.

Le texte ne dit pas si l'extension part de la restitution du bien ou s'ajoute au terme initial. Une autre lecture la fait courir dès le retour, ce qui donne une date plus proche lorsque la réparation a lieu tôt.

Le remplacement obéit à une autre logique. Choisi d'emblée, il ne relance rien : le délai initial continue de courir. Si vous aviez demandé une réparation que le vendeur n'a pas réalisée, le remplacement fait courir un nouveau délai de garantie attaché au bien remplacé (article L217-13, alinéa 2). Livré le 15 juin 2027, ce bien de remplacement est ainsi garanti jusqu'au 15 juin 2029.

Immobilisation du bien : la garantie mise en pause

Toute période d'immobilisation pour une remise en état couverte par la garantie suspend le temps qui restait à courir (article L217-28). La pause dure jusqu'à la délivrance du bien remis en état.

Elle commence à votre demande d'intervention, ou à la remise du bien au vendeur si celle-ci est postérieure. L'outil compte les jours entre cette date et la restitution, jour du retour exclu, puis décale d'autant son échéance.

  • La mise en conformité doit intervenir dans un délai de 30 jours au plus (article L217-10).
  • Elle se fait sans frais pour vous et sans inconvénient majeur, compte tenu de la nature du bien.

Droit à la réparation : une directive européenne pas encore transposée

La directive (UE) 2024/1799, dite droit à la réparation, ajoute 1 an de garantie à un bien réparé, pour les contrats conclus à partir du 31 juillet 2026. Sa date limite de transposition était fixée au 31 juillet 2026.

En France, aucune loi n'a encore intégré cette règle. Sur Légifrance, l'article L217-13 en vigueur prévoit toujours 6 mois. Service-public le confirme dans son actualité du 10 août 2026, mise à jour le 10 septembre 2026 : les nouvelles règles ne sont « pas encore pleinement applicables ».

La fiche pratique de Service-public sur la garantie de conformité évoque déjà une extension de 1 an. Tant que le Code n'est pas modifié, l'outil retient la durée du texte en vigueur. Aucun projet de transposition n'avait été repéré au 27 septembre 2026.

Le délai pour saisir le juge

La garantie fixe la période où le défaut doit apparaître, et le délai pour agir en est distinct. L'action suit la prescription de droit commun : 5 ans à partir du jour où vous avez connu le défaut (article 2224 du Code civil).

Pour un bien reçu le 14 août 2026 dont le défaut est constaté le 20 mai 2027, l'action reste ouverte jusqu'au 20 mai 2032. La garantie, elle, se termine le 14 août 2028. Le Code civil ajoute un délai butoir : la prescription ne peut dépasser 20 ans après la naissance du droit.

Le défaut doit en revanche se révéler pendant la garantie. Pour la même livraison, un défaut apparu le 2 octobre 2028 tombe hors garantie, puisque celle-ci a pris fin le 14 août 2028.

L'action vise d'abord la mise en conformité par réparation ou remplacement. Si elle échoue, tarde ou s'avère impossible, vous pouvez obtenir une réduction du prix ou la résolution du contrat, avec remboursement contre restitution du bien.

Vices cachés et garantie commerciale

Deux autres protections coexistent avec la garantie légale. La garantie des vices cachés (article 1641 du Code civil) vise un défaut caché qui rend le bien impropre à son usage. Elle joue aussi entre particuliers, contrairement à la garantie de conformité.

L'action doit être engagée dans les 2 ans suivant la découverte du vice. Depuis un arrêt de la Cour de cassation, chambre mixte, du 21 juillet 2023, elle reste enfermée dans 20 ans après la vente. La preuve du vice pèse sur l'acheteur.

La garantie commerciale, souvent appelée extension de garantie, est un engagement facultatif du vendeur ou du fabricant (articles L217-21 à L217-24 du Code de la consommation). Gratuite ou payante, elle s'ajoute à la garantie légale sans la remplacer.

Réclamation, SignalConso et médiation

Une réclamation s'adresse d'abord au vendeur, par écrit, en décrivant le défaut, la date de livraison et la solution souhaitée. Sans réponse satisfaisante, plusieurs relais existent.

  • SignalConso, la plateforme de la DGCCRF, transmet le signalement à l'entreprise et alerte les services de contrôle.
  • Le médiateur de la consommation désigné par le vendeur, indiqué dans ses conditions générales, examine gratuitement le litige après une réclamation écrite.
  • Le conciliateur de justice, puis le juge, restent accessibles tant que l'action n'est pas prescrite.

La façon dont chaque date est comptée, et pourquoi, est détaillée dans la méthodologie.

Questions fréquentes

Depuis quand la garantie légale dure-t-elle 2 ans ?

Cette durée n'est pas nouvelle, mais le régime actuel vient de l'ordonnance du 29 septembre 2021. Il s'applique aux contrats conclus depuis le 1er janvier 2022. Pour chaque achat, le délai part ensuite du jour de la délivrance.

Remplacement par un appareil neuf : la garantie repart-elle à zéro ?

Pas toujours. Un appareil échangé à votre demande reste couvert jusqu'à la fin du délai initial. Un nouveau délai complet ne court que si le remplacement fait suite à une réparation demandée et non réalisée par le vendeur.

Véhicule d'occasion : garantie légale de 3 mois ou 6 mois ?

Ni l'un ni l'autre. Acheté à un garage, un véhicule d'occasion est garanti 2 ans par le vendeur, avec une présomption de 1 an. Les durées plus courtes affichées dans les annonces relèvent en général d'une garantie commerciale. Entre particuliers, seule la garantie des vices cachés s'applique.

Garantie légale de conformité : un téléphone reconditionné est-il couvert ?

Oui, pendant 2 ans après la délivrance, comme tout bien vendu par un professionnel. L'outil lui applique la présomption des biens d'occasion, soit 1 an. Service-public mentionne toutefois 2 ans pour les produits reconditionnés, et les deux lectures circulent.

Qui paie les frais de retour d'un produit défectueux ?

Le vendeur. La réparation ou le remplacement se fait sans frais pour vous, transport, pièces et main-d'œuvre compris. Il reprend aussi à ses frais le bien remplacé.

Que faire si la garantie légale a expiré ?

Un défaut apparu après la fin de la garantie n'est plus couvert par elle. Restent la garantie des vices cachés, si le défaut était antérieur à la vente, et une éventuelle garantie commerciale encore active. Un défaut apparu avant la fin peut encore être invoqué pendant 5 ans après sa découverte.

Le vendeur peut-il me renvoyer vers le fabricant ?

Non. La garantie légale est due par le vendeur, qui ne peut pas vous imposer de passer par le fabricant ou son service après-vente. Faire jouer une garantie du fabricant reste possible, mais c'est un choix.

Faut-il garder la facture ?

C'est la preuve la plus simple de l'achat et de sa date, mais aucun document n'est imposé. Un ticket de caisse, un bon de livraison, un relevé bancaire ou un courriel de commande peuvent aussi établir le jour de la remise.

Vérifié sur des résultats connus

Chaque cas ci-dessous a un résultat fixé par sa source. Le calculateur le recalcule à chaque publication, et une page qui ne correspond plus n'est pas publiée.

Sources

Les chiffres et les règles de cette page ont été vérifiés le à partir de ces publications.

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